FERRARI F6: La folie que Ferrari n’osera jamais

FEEL / ARTICLE FERRARI F6 La Folie que Ferrari n’osera jamais En ces temps compliqués où l’on voit Ferrari nous donner une familiale électrique, un garage que l’on retrouve le dimanche après-midi sur RMC quand notre père ne sait pas quoi regarder nous fait plaisir. Gas Monkey, et oui, le fameux bouc de Richard Rawlings, nous offre la Ferrari la plus énervée de 2026 : la F6. Une vision totalement déraisonnable de ce que Ferrari n’osera jamais produire. Sur une base qui n’est plus que purement physique de la Testarossa, la F6 est tout simplement monstrueuse. Six roues, avec les quatre roues arrière propulsées par un V8 de Corvette développant 1200 chevaux. Je ne sais pas si vous vous rendez simplement compte de ce qu’est cette « aberrante voiture », comme dirait notre ami monégasque. L’architecture 6×6 transforme totalement les proportions de la Testarossa. À l’intérieur, on se croirait dans une F40 LM. Plus rien n’est pensé pour le confort, mais pour l’efficacité. Pour le coup, pas de boutons, juste un écran. Comme dans une Tesla me direz-vous. Sauf qu’ici, zéro bouton, c’est surtout parce qu’il n’y a rien à activer, et l’écran n’est pas fait pour jouer à Mario Kart mais simplement pour vérifier vos températures et votre pression d’huile. Un cockpit brutal, inspiré directement de l’esprit course des années Ferrari les plus radicales. On retrouve cette fureur que peut encore nous proposer l’automobile. Au démarrage, la F6, c’est comme un tank. La caisse vibre dans tous les sens et on est prêt à combattre du bolchévique, sauf que cette fois on est entouré d’une magnifique carrosserie peinte en Rosso Corsa. Sous cette robe Rosso Corsa se cache probablement la Ferrari la plus excessive de 2026. Malheureusement, elle n’est pas gratuite. Et elle pourrait même faire passer la Luce pour une bonne affaire puisque la F6 est affichée au prix de 1 330 000$. On ne sait pas combien seront fabriquées, mais il est certain qu’on pourra les compter sur les doigts d’une main. Merci GAS MONKEY pour ce chef-d’œuvre.
Ferrari Luce: LA MISAVENTURA

Analyse • Opinion • Ferrari électrique FERRARI LUCE: LA MISAVENTURA Que s’est-il passé chez Ferrari ? Les créateurs de la 250 GTO, de la F40 et de la 599 GTO nous ont sorti un SUV électrique. Ou devrais-je dire… un tank. UNE RUPTURE BRUTALE Bon certes, je ne vais pas être des plus objectif, étant donné ma passion pour la marque au cavalino. Depuis petit, chaque annonces faisait partie des moments que j’attendais le plus. Bien sûr, certaines annonces étaient plus attendues que d’autres, mais on n’a jamais été déçu. Ferrari a toujours su nous régaler, qu’il s’agisse de GT, de berlinettes ou de supersportives. Elles étaient toutes extraordinaire. Même avec le Purosangue, Ferrari avait réussi l’impossible : créer un SUV tout simplement magnifique, porté par le mythique V12 maison. LE MOMENT OÙ TOUT A BASCULÉ Puis Ferrari a annoncé son tout premier modèle 100% électrique. C’est ici qu’on s’est rendu compte que ça commençait à aller trop loin. 550 000€ HT. 530 km d’autonomie. 1050 chevaux. 0 à 100 km/h en 2,5 secondes. Si je devais résumer cette voiture en une phrase, je dirais que c’est la première Ferrari qui me donne envie de pleurer de tristesse. Parce qu’elle donne l’impression de voir notre passion s’envoler pour absolument aucune raison. L’INTÉRIEUR SAUVE L’HONNEUR Bon… je sèche mes larmes et je vais vous emmener à l’intérieur. J’avoue que ce volant et cet écran me redonnent le sourire. Un sentiment de restomod me traverse l’esprit. Et j’adore. Pendant un instant, j’ai voulu croire à un restomod électrique signé Ferrari. Pourquoi pas une 246 Dino revisitée ? MAIS NON. Ferrari a préféré nous sortir une Toyota Prius rouge. P.S. / OBSERVATION UNE RESSEMBLANCE DIFFICILE À IGNORER APPLE AVA — MIHAI PANAITESCU FERRARI LUCE Coïncidence stylistique ou source d’inspiration assumée, le parallèle soulève une vraie question : Ferrari vient-elle de dévoiler sa vision du futur… ou simplement celle qu’Apple avait déjà esquissée ? Je vous laisse vous faire votre propre idée, mais en plus de ne pas être la plus belle, elle n’est même plus originale. Ferrari nous aura donc bien déçu sur ce coup. Je vous laisse quand même un lien qui vous rappellera ce qu’est Ferrari. REDÉCOUVRIR LA F40
Renault Clio 6: LA CITADINE QUI REFUSE DE GRANDIR

LA CITADINE QUIREFUSE DE GRANDIR Depuis 1990, la Clio est un monument. La voiture qu’on retrouve partout : première voiture, voiture de jeune actif, voiture de flotte, voiture de parents, voiture de tout le monde. Une sorte de couteau suisse roulant. Mais cette sixième génération veut casser cette image de simple “bonne élève”. RENAULT A DÉCIDÉ DE LUI DONNER DU CARACTÈRE. Dès le premier regard, cette Clio semble avoir passé l’hiver à la salle de sport. Plus basse visuellement, plus large dans son attitude, avec ce long capot, cette ligne de toit presque façon coupé et cette face avant agressive qui vous regarde comme si elle avait quelque chose à prouver. La nouvelle signature lumineuse LED, la calandre travaillée et les arches de roues bien marquées lui donnent enfin cette présence qu’on attendait depuis longtemps. PAS CONTENTE ON VOUS DIT !!! À bord, même surprise. Finie la Clio rationnelle un peu fade. Ici, double écran OpenR, Google intégré, ambiance lumineuse personnalisable, matériaux plus sérieux, volant plus compact, même des surpiqûres tricolores dignes des supercars… On est à la frontière du segment supérieur. Par moments, on se demande presque si Renault n’a pas discrètement glissé un peu de A110 dans l’habitacle. UN PEU DE RS PAR ICI, UN PEU D’ALPINE PAR LÀ. Sous le capot, la version la plus intéressante reste clairement la Full Hybrid E-Tech 160 chevaux. Et non, ce n’est pas juste une Clio “écolo”. C’est une Clio qui a compris qu’on pouvait être sobre sans devenir ennuyeuse. Le 0 à 100 km/h tombe en 8,3 secondes. Ce n’est pas une RS, évidemment, mais pour une citadine hybride, c’est largement suffisant pour surprendre plus d’un conducteur persuadé de vous déposer au feu rouge. LE TOUT EN RESTANT CONFORTABLE. La boîte multimode issue du savoir-faire Renault en Formule 1 fait son travail avec intelligence. En ville, la voiture roule énormément en électrique, dans un silence presque étrange pour une Clio. Jusqu’à 80 % du temps sans essence en usage urbain. Et quand le thermique entre en scène, la transition reste fluide, naturelle, sans ce côté “machine à laver en essorage” que certains hybrides adorent offrir. ET LES ÉCONOMIES DANS TOUT ÇA ? Le plus impressionnant reste ce mélange rare entre efficacité et facilité. 3,9 L/100 km annoncés, jusqu’à 1000 km d’autonomie, de vraies économies tout en gardant une vraie sensation de voiture vivante. La direction est précise, le châssis reste fidèle à la réputation de la Clio : agile, rassurant, presque joueur quand la route commence à tourner. UNE NOUVELLE ÈRE. Au final, cette nouvelle Renault Clio 6 ne cherche pas simplement à rester la référence des citadines, elle veut rappeler pourquoi elle l’est devenue. Plus affirmée, plus technologique et bien plus désirable, elle abandonne définitivement son image de simple voiture rationnelle pour devenir une véritable voiture de caractère. Avec sa motorisation hybride E-Tech 160, son design bien plus audacieux et un habitacle digne d’un segment supérieur, elle réussit ce mélange rarement maîtrisé entre plaisir, efficacité et polyvalence. La Clio a toujours été une évidence. Aujourd’hui, elle devient aussi un vrai choix de passionné.
BMW Z4 : le plaisir brut

Essai BMW Z4 avec Jean-Bernard Bouvet LE PLAISIR BRUT Quand conduire redevient une passion, pas une assistance. La Z4 incarne cette ère de l’automobile simple et centrée sur le plaisir. Pas d’écran, pas d’aide intrusive, pas de filtre, juste vous, une route… et une voiture. Cette BMW Z4 appartient à une époque révolue. Une époque où les voitures ne cherchaient pas à être parfaites, mais à être vivantes. « Les très bons souvenirs reviennent direct… » Sortons alors de Nice et allons découvrir l’arrière pays. Les premiers virages arrivent et les ressentis aussi ; la boite de vitesse est impressionnante par sa précision. Il faut rappeler que BMW a doté son cabriolet d’une répartition parfaite de 50-50. Tout cela avec le moteur à l’avant, le plaisir et les sensations restent intacts. Je suis subjugué par la vue mais aussi par la qualité du talon pointe de notre pilote JBB. Le cabriolet munichois est un véritable engin de course, le grip est fulgurant et le roulis quasi inexistant. SIMPLEMENT PLAISANTE De retour à notre bien aimée mer Méditerranée nous sommes restés sans voix lors de cette balade. La Z4 incarne la simplicité où il ne sert à rien d’avoir un bi-turbo hybride avec une boite à double embrayage pour se faire plaisir. 170cv du 2.2 litres suffisent à eux seuls pour profiter des routes les cheveux au vent. L’émotion qui nous traverse est vraiment exceptionnelle. Conduire n’est pas simplement fait pour aller d’un point A à un point B.