BMW Z4 : le plaisir brut

BMW Z4 — Le plaisir brut Essai BMW Z4 avec Jean-Bernard Bouvet LE PLAISIR BRUT La Z4 incarne cette ère de l’automobile simple et centré sur le plaisir. Pas d’écran, pas d’aide intrusive, pas de filtre, juste vous, une route… et une voiture. Cette BMW Z4 appartient à une époque révolue. Une époque où les voitures ne cherchaient pas à être parfaites, mais à être vivantes. Pour comprendre cela il suffit d’écouter un véritable pilote en parler. Jean Bernard Bouvet, ancien pilote des 24 Heures du Mans, passé par BMW France et responsable des essais Z4M pendant les 24h du Mans classic en 2005. Vous comprendrez donc que personne n’est mieux placé que JBB pour essayer ce bijou des années 2000. « Les très bons souvenirs reviennent direct… » Sortons alors de Nice et allons découvrir l’arrière pays. Les premiers virages arrivent et les ressentis aussi, la boite de vitesse est impressionnante par sa précision. – JBB: «TAC. TAC… il n’y a aucune course au levier de vitesse (…) la direction est parfaite je mets l’avant ou je veux.» Il faut rappeler que BMW a doté son cabriolet d’une répartition parfaite de 50-50 avec 695 kg sur l’avant et 707 kg sur l’arrière. Tout cela avec le moteur et la boîte de vitesses à l’avant, je ne sais de quelle sorcellerie BMW a fait usage pour concevoir cela. Je suis subjugué par la vue mais aussi et surtout par la qualité du talon pointe de notre pilote JBB. C’est en tant que spectateur de cette scène incroyable que je reconnais les limites de cette Z4 et croyez moi on ne les atteins pas si simplement. Le cabriolet munichois est un véritable engin de course, le grip est fulgurant et le roulis quasi inexistant, je pense que les barres stabilisatrices avant et arrière n’y sont pas pour rien. SIMPLEMENT PLAISANT De retour à notre bien aimé mer Méditerranée nous sommes restés sans voix à cette balade. La Z4 incarne la simplicité et ce plaisir de conduite où il ne sert pas d’avoir un bi-turbo hybride avec une boîte à double embrayage pour se faire plaisir. Je vous l’affirme, 170cv suffisent à eux seuls pour profiter des routes les cheveux au vent. L’émotion qui nous traverse est tellement exceptionnelle. Peut être que quelqu’un bien placé lira cet article et pourra faire changer les choses. Mais ramenez nous ces modèles féeriques je vous en prie. Conduire n’est pas simplement fait pour aller d’un point A à un point B. Le son, les vibrations, le grip à chaque virage est un ressenti qu’on retrouve nulle part ailleurs. C’est de cela qu’on parle quand on cite des émotions, 700 millions de personnes sur terre vivent pour ces émotions. Alors laissez- les nous.